1/ Quelle importance accordez-vous à l’administration électronique locale ?
Nous avons lancé depuis quelques années maintenant un processus de progrès vers l’administration électronique ouverte au grand public. Notre objectif est d’ouvrir un service nouveau tous les 6 mois. Les prochains concernent la mise en ligne du fonds documentaire des médiathèques et le paiement en ligne des crèches et garderies. D’autres idées comme un extranet pour les demandes des associations et les clubs sportifs, un autre pour les écoles qui faciliterait la gestion quotidienne : fuite d’eau, plus de papier… Toutes ces choses qui font perdre de l’énergie et du temps.
2/ Quels sont les enjeux de développement et de modernisation auxquels vous allez devoir faire face ?
L’accueil du public est un enjeu primordial. Il y a quelques années, on mettait à l’accueil des personnes qui ne donnaient pas satisfaction dans les services. C’est une révolution complète de dire que la mission d’accueil est centrale, c’est la vitrine de la mairie. Un autre enjeu, celui de la polyvalence des agents. Je pense que notre structure administrative, chacun recrutant ses propres agents avec son propre statut rend les choses difficiles. On a beaucoup de spécialistes, vraiment compétents dans leur domaine, qui sont inquiéts et déstabilisés quand on leur demande de répondre sur d’autres sujets.
3/ Que vous apporte l’administration électronique ?
Un vrai service public local est la première attente des habitants. Ils veulent des informations, des services sur tout ce qui concerne leur vie quotidienne, les éléments vraiment les plus proches. La proximité, c’est à la mode, on en parle beaucoup, mais c’est vraiment une attente. Dans notre site Internet, version 2007, ça devient inconcevable de ne pas trouver service-public.fr. Mais c’est vrai qu’SPL est une bonne base, indispensable pour éviter que chacun réinvente la même chose. C’est une initiative que j’ai trouvée très intelligente.
NB : La ville de Tourcoing n’est pas cliente de Service-Public Local